Cycle Souleymane Cissé

l'un des plus grands réalisateurs africains

Après des études secondaires à Dakar, au Sénégal, Souleymane Cissé obtient une bourse d'études de l'URSS et étudie le cinéma au VGIK de Moscou.
De retour à Bamako, il tourne des actualités et des documentaires pour le ministère de l'Information. Souleymane Cissé tourne quelques courts-métrages, dont Cinq jours d'une vie (1972), primé au Festival de Carthage.

En 1975, il réalise De Muso (La jeune fille), premier film en bambara qui est interdit par le gouvernement malien. Dès ce premier long métrage, Souleymane Cissé adopte un regard critique sur son continent. Baara (Le Travail, 1978) traduit également les réflexions du cinéaste sur les traditions africaines confrontées aux moeurs occidentales.

En outre, Souleymane Cissé est un conteur qui sait mettre une technique maîtrisée au service d'une grande sensibilité. Avec Finye (Le vent, 1982), Yeelen (La lumière, 1987) et Waati (Le temps, 1994), Souleymane Cissé trace une cosmogonie originale qui plonge le spectateur dans une réflexion sur le destin de l'homme, et plus particulièrement de l'Afrique, des faubourgs d'Abidjan aux ghettos d'Afrique du Sud. Premier cinéaste africain noir à réaliser un film sélectionné dans la compétition officielle à Cannes, il signe une oeuvre d'une grande beauté plastique. Souleymane Cissé va attendre 2009, pour faire le film « Min Yé » qui a représenté l’Afrique au Festival de Cannes. Président de l’Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l’audiovisuel de l’Afrique de l’Ouest (UCECAO), depuis 1997, Souleymane Cissé a été élevé au rang de Commandeur de l’ordre national du Mali en 2006. Il est aussi commandeur des Arts et Lettres de la République Française.